Guerre en mer. Des voiles aux drones, les révolutions du combat naval
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Livraison et retoursAra Norenzayan · Sciences humaines
De petits groupes de chasseurs-cueilleurs aux grandes civilisations, l’humanité a appris à coopérer avec des inconnus. Ara Norenzayan explore une hypothèse décisive : la croyance en des dieux qui voient tout a contribué à rendre possible la coopération à grande échelle.
Psychologie, anthropologie, histoire : une enquête sur les ressorts de la confiance, de la naissance des religions aux sociétés qui coopèrent sans Dieu.
Traduit de l’anglais par Pierre Madelin. Préface de Samuel Veissière.
« Un récit fascinant sur la manière dont les dieux omniscients ont permis à l’humanité de passer de petits groupes de chasseurs-cueilleurs à d’immenses sociétés. »
Jonathan Haidt, auteur de La Supériorité morale
Pendant l’essentiel de notre histoire, nous avons vécu dans de petits groupes où chacun connaissait chacun. Puis sont apparues des villes, des États et des empires : des sociétés d’inconnus capables de commercer, de s’entraider et d’agir ensemble. Comment cette confiance a-t-elle pu s’étendre aussi loin ?
Ara Norenzayan avance une réponse : la croyance en des dieux qui voient tout, récompensent les justes et sanctionnent les tricheurs a favorisé une coopération d’une ampleur nouvelle. En croisant psychologie, anthropologie et histoire, il examine les effets de la surveillance surnaturelle, le rôle des rituels et les raisons pour lesquelles certaines religions se diffusent tandis que d’autres disparaissent.
Cette enquête suit aussi les limites de la solidarité religieuse, les conflits entre groupes et l’émergence d’institutions capables de soutenir la coopération sans recours au divin. Une même question traverse le livre : sur quoi repose notre confiance en ceux que nous ne connaissons pas ?
À l’été 2007, j’ai visité Aarhus, la charmante deuxième ville du Danemark, et j’ai été surpris de constater que l’on pouvait y emprunter gratuitement un vélo à plusieurs points de distribution répartis dans toute la ville. Il suffit de prendre un vélo, de se rendre à destination, puis de le déposer au point de distribution suivant. Lorsque j’ai interrogé mes hôtes au sujet des vols, ils m’ont regardé avec étonnement : pourquoi quelqu’un volerait-il un vélo si tout le monde peut en emprunter un ? Le Danemark figure en tête des classements des sociétés caractérisées par un haut niveau de coopération, de cohésion sociale et de confiance publique. Le pays est également emblématique de l’« État-providence » et, en moins d’un siècle, il est devenu l’une des sociétés les moins religieuses au monde. (La majorité des Danois ne croient pas en Dieu ; peu fréquentent l’église et, lorsqu’ils le font, c’est généralement à l’occasion d’événements particuliers.) Le Danemark nous confronte donc à une énigme : comment la société danoise a-t-elle perdu sa religion de manière si spectaculaire et si rapide ? Et comment les Danois parviennent-ils à faire fonctionner les rouages de la coopération sans Dieu ?
Professeur de psychologie à l’Université de la Colombie-Britannique, Ara Norenzayan étudie les liens entre croyances religieuses, coopération et évolution culturelle.
Publié à l’origine sous le titre Big Gods par Princeton University Press, cet ouvrage paraît ici en français, dans la traduction de Pierre Madelin, avec une préface de Samuel Veissière.
Remontez aux origines de ce qui permet à des inconnus de faire société.
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